pelouse

En cette fin d’hiver nous avons rencontré notre sempiternel problème, il fait froid en hiver.

Et oui, je vous apprends sûrement une information capitale, mais en France, de Novembre à Janvier il fait froid, il gèle, il arrive même de neiger. Mais si, vous savez, les petits trucs blancs qui tombent du ciel qui, s’ils se regroupent en masse sur une grande surface telle qu'une pelouse, peuvent la rendre  totalement impraticable. Ce qui peut être problématique dans certains milieux comme le foot.

Plaisanteries mises à part, en Ligue 1, chaque hiver (mais pas que, on y reviendra un peu plus tard), on se retrouve avec des pelouses complètement pourries, totalement grotesques.

Déjà qu’en Ligue 1 le jeu proposé n’est pas exceptionnel, alors durant cette période c’est la cour des miracles. A croire qu’il n’y a qu’en France où le froid s’abat.

A l’heure où des millions sont brassés par les clubs, où des millions sont misés sur des quidams, comment se fait-il que l’outil principal de ce sport est délaissé ? Mais surtout, est-ce que les diffuseurs vont supporter encore longtemps de retransmettre ces matchs avec une telle qualité de pelouse (et de jeu par conséquent) ?bein canal

Vu les millions qu’ils dépensent, ils sont en droit de demander “un produit” de qualité.

Qu’arrivera-t-il si un jour ils décident de proposer moins, voire de ne plus diffuser les matchs avec une pelouse pourrie ?

Sincèrement, il ne faudra pas s’étonner si cette situation est envisagée et que dans un futur proche, on se dirige vers des diffuseurs qui proposent moins en droit TV.

On pourrait se dire que ce n’est pas si grave et que ces pelouses s’en retrouvent dessinées de manière très artistique (du moins de la part d’un hipster de 1ère année d’art) seulement de Novembre à Janvier, mais non, tout au long de l’année, il n’y a pas une journée de championnat où il y a un problème de pelouse et j’exagère à peine.

Soit on joue de malchance et nos terres, nos pelouses ont été maraboutées, soit on on a les jardiniers les plus incompétents d’Europe, dernier épisode en date avec les jardinier de l’OM qui ont reversé l’eau qu’il y avait sur la bâche sur le pelouse en la retirant.

Mais là, on touche à un problème plus grave. En effet, ces fabuleux jardiniers ne travaillent pas pour le club, mais pour les collectivités locales, tout comme le stade et la pelouse leurs appartiennent. Et tant que les clubs ne seront pas propriétaires de leur stade, ils ne pourront jamais jouer sur des pelouses dignes de ce nom.

Toute cette complexité a largement pu être constatée ces derniers jours, avec les différends qu’il a pu y avoir entre les dirigeants marseillais, le chargé de construction du stade et la Mairie, ou encore du côté de Saint-Etienne, où les dirigeants stéphanois avaient largement mis en cause l'immobilisme des collectivités, qui se refusaient à chauffer la pelouse de Geoffroy-Guichard. 

velodrome

Les clubs s’offusquent à longueur de temps de l’état de leur pelouse, mais font-ils quelque chose afin d’améliorer cette situation ?

En effet, même s’il est vrai que les relations entre les mairies et les clubs sont parfois très conflictuelles, pourquoi les clubs ne proposent-ils pas de financer les pelouse eux-mêmes ? A moins que l’idée de ne pouvoir répercuter cette dépense ne les effraient ?

Pourquoi les clubs ne proposent-ils pas de financer les mairies pour avoir de meilleurs jardiniers et en contre partie négocier le loyer du stade ? C’est une solution parmi tant d’autres.

Mais les clubs semblent se diriger vers une solution de facilité, le synthétique.

A croire qu’on vit dans un pays avec des conditions climatiques extrêmes. Le synthétique peut être une bonne alternative dans certains cas, mais jouer tous les matchs sur ce type de terrain est-il réellement sans conséquences quant à l'intégrité physique des joueurs ?

En parlant de synthétique, il y a une pelouse hybride qui est à l’étude, elle serait en partie synthétique et en partie naturelle, mais là aussi le côté financier va sûrement apeurer certains dirigeants dont l’innovation et la prise de risque n’est pas leur atout principal.

 

Il faudra rapidement que tout ce beau petit monde, diffuseurs, les clubs (dirigeants), la Fédé, la Ligue, les collectivités, se mettent autour d’une table et se mettent d’accord afin d’améliorer l’état de nos pelouses et surtout arrêter de nous pondre des grosses conneries du style "mettre un match de rugby quelques jours avant un match de foot".

Avec l'échéance 2016 qui arrive à grand pas, il ne faudrait pas qu’une nouvelle fois, nos clubs passent à côté de l'énorme opportunité d’avoir enfin un Stade digne d’un pays de foot (comme en 98), mais bon vous me direz "France" et "pays de foot"...